En passant

Partir en Guerre, Arthur Larrue

1 Fév

On vous en parle beaucoup en ce moment… et ça vaut le coup !
Ici on vous sert chaque semaine quelques citations de livres en vogue pour vous mettre en appétit.

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« C’était noir et trouble. La ville semblait se changer en buée, les bâtiments se noyer dans des miasmes. Ça énervait en moi un tropisme morbide. J’avais envie de me fondre et de me diluer dedans, comme un alcoolique se fond et se dilue dans ses boissons pour voir ce qui restera de lui après la liquéfaction de son organisme. Voir ce qui chez soi reste solide après s’être noyé dans la nuit. C’était ça. »

« Chaque ville a son problème, Paris rend méchant, New York tourne à vide, Pétersbourg vous change en mort. On n’y vit pas, on y flotte. »

« Il ne les lâchait pas des yeux, et, lorsqu’il piquait une pointe, tournait la tête en tordant au maximum son cou pour les garder en mire. Il les aimait, c’est-à-dire se reliait à eux par un fil de conscience qu’il serrait dans ses poings chauds. »

Partir en Guerre, Arthur Larrue, 125p., Éditions Allia, 2013

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